
Mes Peines
Comme un souvenir effacé, un songe déjà loin, une chimère éphémère. Un retour chez soi, au détour de rencontres, un lieu à mille années lumières mais encore si proche de nos têtes. Il y a des moments partagés impérissables, qui nous laissent une trace indélébile au plus profond de nous-même, et la seule chose que l’on puisse faire pour se les remémorer, c’est pleurer. Comme si chacune de nos larmes, en roulant sur les joues, éclosent pour laisser s’échapper des bribes de nous. Comme si pleurer était le seul moyen pour se rappeler sans se sentir offenser, comme si pleurer était le seul chemin à emprunter pour pouvoir rêver. Revivre une émotion ne peut se faire sans le biais d’une douloureuse réminiscence.
Rédigé le 26 aug 2010 dans Mes Peines > Récits de peines par coco.
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