
Mes Peines
Maminou! C’est comme ça que je t’ai nommé les dernières années de ta vie après plusieurs années à t’appeler mamie. Je trouvais ça plus doux et tu as aimé, donc c’était voté et validé…Comment exprimer, autre que par les larmes, combien tu me manques? Ce vide au creux du ventre, personne n’arrive à le remplir, pas même la nourriture, pas même l’amour de mes proches ou de mes amis, pas même l’arrivée de mon fils…Tu as remplacé maman, ta fille, dans ma vie et dans mon coeur, tu m’as appris tellement de choses, tu m’as tellement aimé, moi la "préférée" de tous tes petits enfants, nous n’étions pas toujours d’accord mais nous étions assez intelligentes pour nous pardonner des paroles qui parfois dépassaient nos pensées…Au moindre problème on se téléphonait, tu étais devenue ma confidente sur tous les points de ma vie, et je prenais à coeur tes peines et ta solitude, toi la parisienne qui est allée t’enterrer vivante au fin fond de la nièvre dans un hameau de 20 habitants! Quand j’entends Edith Piaf sur Nostalgie, je te dédicace la chanson et je chante en choeur pour que de là où tu es maintenant tu m’entendes, pour que tu vois que je pense à toi et que je t’aime…jarrête là mon témoignage pour aujourd’hui les larmes m’empêchent de voir le clavier, le chagrin m’envahit…
Rédigé le 11 nov 2008 dans Mes Peines > Récits de peines par lilimoofy
2 commentaires | Laisser un commentaire
- Commentaires












que de souvenir à la lecture de votre lettre d’amour à votre grand-mère, vous m’avez donné
Par Visiteur le 20-nove-2008l’envie d’écrire mon amour et mes regrets à mon père qui aujourd’hui encore me manque par son absence bravo
Je ne sais comment vous dire à quel point votre lettre est touchante et me rappelle en de nombreux points la relation que j’ai eu avec ma grand mère Marie.
Elle m’a élevée et à également remplacée en grande partie ma mère, qui lorsque j’avais onze ans a eu un cancer et s’est consacrée à son combat contre la maladie, sans penser à son entourage. je ne lui en veux pas car malgrè cela elle a pris la précaution de nous confier à sa mère, ma mamie marie, mon amour, auprès de qui je suis restée jusqu’à son dernier souffle. elle est morte dans mes bras à l’age de 86 ans, j’en avais 24. aujourd’hui j’en ai 37, j’ai trois enfants, et elle me manque toujours autant. il n’y a pas un jour que dieu fait où je ne pense pas à elle. elle m’a laissé tellement de bonnes choses en souvenir, tellement de valeurs exceptionnelles, aujourd’hui, j’essaie de les transmettre à mes filles qui adorent entendre parler de ma mamie d’amour.
pour finir et pour avoir une idée de l’amour que j’ai pour ma grand mère : il y a 5ans, j’ai racheté l’appartement dans lequel elle a veccu les 20 dernières années de sa vie et ou elle m’a élevée et je m’y suis istallée avec ma famille. j’en suis ravie.
encore bravo pour votre témoignage. Vive les mamies